Hier soir, on a fait des crêpes …
26/08/2010 21:19 par lesjeannesinberlin
… Après une bonne salade tomates-concombres-mozarella :D Julianne était très contente de manger des crêpes faites par des Françaises chez elle ^^
Cette église et nous, c'est toute une histoire ! Faut dire, pour les portes ouvertes du lycée cette année, on a travaillé dessus en cours d'allemand. Ce qui est intéressant à savoir : durant les dernières années de RDA, des gens s'étaient regroupés pour fonder la Umweltbibliothek (bibliothèque de l'environnement), qui officiellement collectait des livres à ce sujet, mais en réalité rassemblait aussi des ouvrages d'auteurs de l'ouest, et publiait régulièrement un journal subversif contre le régime en place. Les réunions et l'impression des journaux avaient lieu dans les locaux de l'église. Nous on avait bien aimé travailler sur ce sujet, parce qu'on trouvait ça bien que malgré la terreur qui régnait, la délation et compagnie, ces gens avaient réussi à se réunir et créer quelque chose ensemble. Et donc, on est contentes d'avoir vu la Zionskirche en vrai.
Dans cette pièce, plusieurs vidéos projetées sur les murs présentent des clowns que l'on sent désespérés. Ils crient, sanglotent, ressassent des "creepy" sans arrêt. L'artiste veut ici traiter l'idée d'une violence physique et psychologique. Face à cela, on se sent évidemment mal à l'aise, dans une position d'inconfort. C'est ce qui caractérise le travail de Bruce Nauman.
Quand on rentre, on emporte la clé avec nous, donc on s'enferme délibérément. Rester à l'intérieur ne dépend en fait que de nous-même.
On se sent un peu oppressé, plutôt mal à l'aise. On a envie d'essayer de sortir par les côtés, mais c'est trop serré.
Comme on peut voir, cette installation est constituée de deux immenses "murs". On peut rentrer par la petite porte, mais un par un et on doit d'abord demander la clé à la gardienne.
Dans cette oeuvre, on pénètre dans un corridor, au bout duquel se trouvent deux télévisions en noir et blanc. Plus on s'approche, plus on s'éloigne de la caméra à l'autre bout du couloir, ce qui fait qu'on se voit toujours de dos, et de loin. L'artiste joue sur la curiosité du visiteur : on a envie de se voir, mais arrivé près de l'écran, on se rend compte qu'on ne peut pas se voir de face ni de près.
Ça donne un peu un teint d'alien.
… Ici, on rentre par un couloir étroit dans un cube éclairé de néons verts. Si on y reste un peu, quand on ressort on voit tout rose ! C'est assez déroutant.