A l'intérieur de l'exposition
24/08/2010 21:34 par lesjeannesinberlin
En entrant dans l'exposition permanente, chacun peut écrire un voeu sur une grenade en papier, et aller la suspendre aux branches.
Cette conception du Jardin fait bien sûr référence à la perte de repères et au sentiment d'insécurité que l'on peut ressentir lors d'un exil. Libeskind explique aussi que le couloir de l'Exil s'ouvre sur l'extérieur car c'est un avenir ouvert.
Le sol est penché d'un côté, les piliers d'un autre, bref tout est fait pour qu'on perde nos repères, et de fait on perd notre sens de l'équilibre : on se met vraiment à trébucher (c'est assez saisissant).
Vu depuis l'extérieur. Ah, et non on n'a pas pris la photo de travers : les piliers sont vraiment penchés.
Tout est pointu, ça pique ça coupe, rien n'est droit, tout les murs sont penchés, les fenêtres aussi, ah et aussi, on a oublié de vous dire, à l'intérieur du bâtiment, certaines fenêtres ouvrent sur une espèce de "bloc" de vide.
Cet étage est composé de trois grands axes (couloirs) qui se croisent. L'un s'appelle axe de l'holocauste, et mène à une immense tour vide, de 24m de haut, en béton, éclairée par une simple fente et vide de tout bruit. Un autre, l'axe de l'exil, se finit sur une porte qui donne à l'extérieur sur le jardin de l'exil, particulièrement déroutant. Enfin, l'axe de la continuité mène à l'exposition permanente, qui est en fait le vrai thème du musée : un historique des populations et coutumes juives, depuis environ le 15e siècle jusqu'à nos jours.
Conçu par Daniel Libeskind. Les fenêtres ressemblent à des déchirures, le bâtiment lui-même est en forme d'éclair, ce qui a pour but d'ores et déjà de nous déstabiliser.